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21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 21:15

 

Des mythes ancestraux
Les origines du conte de fées dépassent de loin les fables

milésiennes évoquées par Perrault dans la préface de ses

contes en vers. Depuis qu’il parle, semble t-il, l’homme

raconte. Du moins depuis qu’il écrit, puisque des

tablettes de Chaldée nous rapportent la légende

d’Étana et de l’aigle. L’Égypte pharaonique avec

le Conte du naufragé et le Conte des deux frères

conservés sur un papyrus du XIIIe siècle avant

notre ère, la Babylonie, la Grèce antique, Rome

avec les Métamorphoses (ou L'Âne d'or) d’Apulée

présentent des récits dans lesquels se reconnaissent

nos contes. De la plus haute Antiquité à la Renaissance,

les mythes, légendes et autres fables ont fourni des motifs

merveilleux qui se sont retrouvé dans de nombreux contes.

Ainsi l’histoire de "Psyché et Cupidon" traverse les siècles

pour inspirer La Belle et la Bête des Lumières.
   

Le XIXe siècle a cru à une origine indo-européenne des contes,

ayant constaté les parentés du Pañcatantra indien et de

l’Océan des Contes de Somadeva avec nos fables, contes et

légendes. En fait les motifs et structures des contes sont

 universels. Ils se retrouvent en Arabie dans le Kalila et

Dimna ou Les Mille et une Nuits. On connaît aussi

un Petit Chaperon rouge chinois, des Blanche-Neige

 kabyle autant que russe, et les contes japonais,

khmers, africains, océaniens ou amérindiens nous

semblent étrangement familiers.
   

Une tradition orale


Ce conte fut d’abord une parole, transmise de

génération en génération, en d’infinies variantes

sur des canevas mouvants. Parfois un anonyme

 modifiait ou inventait, créant un nouveau

rameau du grand arbre des contes. Le conte

est une poésie de nature, par opposition à la

poésie d’art des auteurs, disait Jacob Grimm.

L’oralité, c’est la sociabilité : les rares récits

 anciens décrivant les conteurs et leurs pratiques

rapportent généralement des veillées, des mariages,

 des fêtes : réunions d’une société rurale, où le

conte est un rite social et le conteur un passeur entre

générations. Figure emblématique, ma mère l’Oye

représentée sous les traits d’une vieille femme, est l’un

des principaux agents de transmission des contes.

Mais c’est le plus souvent un homme, spécialiste du

genre, qui porte le conte de ferme en ferme et vit de

son "art".
  

L’auditoire du conteur n’est pas seulement composé

d’enfants. En 1548, Noël du Fail nous livre dans

ses Propos rustiques les occupations paysannes

lors des veillées : "Volontiers après souper, le ventre

tendu comme un tabourin, saoul comme Patault,

jasait le dos tourné au feu, veillant bien mignonnement

 du chanvre, ou raccoutrant à la mode qui

courait ses bottes, […] chantant bien mélodieusement,

comme honnêtement le savait faire, quelque chanson

 nouvelle, Jouanne, sa femme, de l’autre côté, qui filait,

lui répondant de même. Le reste de la famille ouvrant

chacun en son office […]. Et ainsi

occupé à diverses besognes,

le bon homme Robin (après avoir imposé silence)

commençait un beau conte du temps que les bêtes parlaient."
  

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Published by evene38 - dans Contes
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commentaires

mum/françoise Rêves IsÚre 24/05/2006 08:30

je lirai un peu plus tard...

Elise 21/05/2006 11:47

ça merdouille!!